La rentrée des insoumis de l’Indre commençait hier soir à Châteauroux. Ce fut le moment de faire le point sur la situation politique de la rentrée et d’accueillir de nouveaux camarades, jeunes pour la plupart, dans une ambiance chaleureuse.
Nous avons d’abord commencé par revenir sur le début d’année 2023 marqué par la mobilisation d’ampleur contre la réforme des retraites imposée par le coup de force institutionnel de Macron et de son gouvernement. La victoire dans la bataille des idées contre cette réforme est nette. Les français sont largement convaincus de l’inutilité de cette réforme comme de la nécessité de l’abroger le plus rapidement possible. L’idée d’un retour à la retraite à 60 ans est majoritaire dans le pays. Pour autant, il n’est pas utile de nier la défaite institutionnelle dans cette bataille. Elle pose clairement la question de la forme institutionnelle de notre République et donc de la nécessité de passer à une 6ème République. La France Insoumise reste par ailleurs toujours mobilisée sur le sujet, nous ne lâcherons rien et nos députés proposeront l’abrogation de cette réforme dans la niche parlementaire insoumise de novembre prochain.
Encore une fois, les éléments qui sont sensés faire de notre République une République sociale ont été piétinés. Dans l’histoire des mobilisations populaires, la grève n’a pas toujours été une action légale, elle était interdite, et sa répression sanglante par l’armée était régulière.
Dans ces conditions, la manifestation pacifique n’était pas une option choisie par le peuple pour s’exprimer. Devant la violence de l’État, toute mobilisation populaire tournait en révolte. Faire de notre République une République sociale fut d’abord de reconnaitre le droit de grève et d’accepter, de permettre et d’écouter les mobilisations pacifiques de la population.
S’en est suivi un accord tacite mais réel entre les organisations politiques au pouvoir et les organisations sociales pour permettre globalement à cette démocratie sociale de fonctionner. C’est pour cette raison que des projets de lois comme le CPE et plus éloignée, la loi sur l’école publique ont été retirés devant la mobilisation pacifique d’une partie de la population. Depuis Sarkozy, les pouvoirs suivants ont décidé consciemment de rompre cette accord tacite.
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de voir de nouvelles formes de mobilisations populaires. D’autant qu’à cela s’ajoute la recrudescence de la violence de la répression policière qui rend plus difficile la mobilisation pacifique autour des revendications sociales et politiques. La répression policière que nous avons connu dans les dernières mobilisations inquiète dans le monde entier et a même fait l’objet d’alerte de la part de l’ONU. Son conseil des droits de l’Homme critique également les « discriminations raciales » dont fait preuve la police française.
Pourtant, le gouvernement refuse de résoudre ces problèmes dans une jonction aujourd’hui assez caractéristique entre les droites et les thèses de l’extrême-droite dont Darmanin est le porte étendard.
Face à cette situation, nous avons besoin d’une mobilisation populaire puissante. C’est pourquoi des dizaines d’organisations syndicales, associatives, politiques ont décidé d’appeler à des manifestations partout en France le 23 septembre.
Dans ce contexte la France insoumise s’organise pour faire de cette date une réussite et porte 4 propositions:
– l’abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre,
– une réforme en profondeur de la police,
– la création d’un service dédié aux discriminations,
– un plan d’investissement public ambitieux dans les quartiers populaires




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